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SEPTEMBRE 2015
Croisière méditerranéenne
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Ar Zenith


« AR ZÉNITH » (le soleil, en breton)
est le contemporain d'une série de quatre bâtiments qui ont arboré le titre de « Zénith » depuis 1888, les deux premiers en tant que voiliers purs.

Habilité à transporter hommes (100 passagers) et divers matériels, « notre » filleul, dont on a ajouté l'article
« Ar », lancé le 16 Septembre 1939 au chantier Keraudren de Camaret, baptisé le 25 Décembre de la même année (à l'île de Sein), est un dundee de 21 mètres pour un déplacement de 49,33 tonneaux.
Il est, quant à lui, équipé d'un diesel CLM 4 cylindres type 408 à deux temps (2 pistons par cylindre) ce qui améliore quelque peu les performances de son prédécesseur : 2 heures au mieux pour la traversée, portées à 4 voire 5 heures par vent debout (60 minutes de nos jours !).
« Courrier de l'Ile de Sein », il va parfaitement accomplir sa mission de liaison entre l'île et le continent en convoyant, par tous temps, nourriture, matériaux, biens de consommation indispensables à la vie des Sénans jusqu'à cette date du 19 Juin 1940 où il entre de plein pied dans les annales de la Marine française, voire de la Royal Navy, au cours de la Seconde Guerre Mondiale.



JUIN 1940

Le 14 Juin 1940, à 5 heures du matin, l'envahisseur allemand entre dans Paris. Trois jours plus tard, le maréchal Pétain demande aux Français de déposer les armes.
Le 18 Juin, les nazis sont à Caen, à Cherbourg, au Mans et à Rennes. Le soir même à Londres, le Général de GAULLE qui prévoit la mondialisation de ce conflit appelle à la résistance et proclame à la fin de son message diffusé par la B.B.C. : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »

A Audierne, Madame Le Gall entend cet appel historique et en informe son fils Jacques, de retour de Saint-Brieuc, où il passait son examen d'entrée à l'École Navale.
Celui-ci décide aussitôt, avec son frère Alexis âgé de 17 ans et neuf autres camarades, de rejoindre le Général en Angleterre afin de continuer la lutte, en passant par l'île de Sein à bord de l' « AR ZÉNITH », lequel vient justement d'accoster au port d'Audierne en fin de matinée.
Son patron, Jean-Marie Menou, accepte bien volontiers de les embarquer avec 12 autres volontaires (de la région de Pont-Croix) ainsi que 8 militaires en débâcle (l légionnaire, 4 fusiliers-marins, 1 aspirant pilote et 2 officiers belges). De plus, au moment « m » de l'appareillage, le Lieutenant Emmanuel Dupont et une quinzaine de chasseurs alpins, arrivés par un camion chargé d'armes et de munitions, s'embarquent à leur tour.

Le Lieutenant Dupont arme immédiatement le dundee avec 3 mitrailleuses et un F.M. . Autre décision : dès la passe, il fait jeter à la mer caisses d'armes et munitions, afin qu'elles ne tombent pas aux mains de l'ennemi en cas d'arraisonnement. Mais, alors qu'ils arrivent à Sein, interdiction est faite au navire de quitter l'île. Que cela ne tienne, le Lieutenant Dupont le réquisitionne ce qui oblige les civils à quitter le bord. Sitôt fait, « AR ZÉNITH » vogue vers Ouessant où il arrive vers 3 heures du matin.
Dans son Journal de Marche, en date du 20 Juin, l'officier français mentionne : « Nous en repartons vers 4 heures pour Plymouth. Traversée pénible sur notre petite coquille de noix. Pour tout instrument de navigation un compas. » Malgré cela, à 18 heures 30, ils arrivent devant Plymouth mais ne peuvent entrer dans le port en raison de l'intransigeance des autorités britanniques, ce qui les oblige à faire des « ronds dans l'eau » jusqu'au matin. Dupont note, à nouveau : « Vendredi 21 Juin. Vers 9 heures, arrivée à Plymouth. Nous accostons le navire français « Pommerol » qui nous reçoit très aimablement. »
Dès lors, les Anglais vont prendre en charge les soldats français qu'ils ont préalablement désarmés. Seul l'équipage, composé des quatre Sénans, reste à bord.



« AR ZÉNITH » A L’HEURE ANGLAISE

3 Juillet 1940, Opération « CATAPULT »… Un mauvais coup porté au Général de GAULLE et, par conséquent, à la « France Libre ». En effet, tous les marins français se trouvant en Angleterre, sur des navires français, sont débarqués manu militari ce qui précipite le retour en chaîne, du plus grand nombre d’entre eux, en France occupée.
« AR ZÉNITH » n’échappe pas à la règle, toutefois son équipage peut se faire employer dans une ferme afin de gagner de quoi se nourrir, tout en étant autorisé à dormir à bord.
Le 19 Juillet 1940, notre dundee est finalement réquisitionné par les Anglais. Un équipage de la Royal Navy en prend possession, le 15 Août suivant. Nos quatre Sénans, quant à eux, n’ont plus qu’à s’engager dans les Forces Françaises Libres (les F.F.L.)
Basé à Falmouth, « AR ZÉNITH », amputé de son mât d’artimon, devient un sloop. Tout au long que vont durer ces années de combats de la Libération pleines de risques : mines, sous-marins, raids de l’aviation à croix gammée, il est utilisé au service de rade ainsi qu’à celui de transport de munitions sur toute la côte sud de l’Angleterre. Heureusement sorti indemne de ces avatars, les Britanniques le « libère » définitivement le 28 Novembre 1945.



L’APRES-GUERRE

C'est entièrement pillé (comme il est de coutume à l'époque) et, par conséquent, dans un état lamentable que Jean-Marie Menou, Jean-François et Michel Guegen le récupèrent, en février 1946, dans l'avant-port de Newlyn. Ils le font aussitôt remâté pour son retour en France. Après que Pavois et pont aient été entièrement refaits au chantier Kéraudren de Camaret (celui de sa naissance) il reprend, comme au bon vieux temps, son service de « Courrier de l'île de Sein ».

Toutefois, en raison d'un différend avec les services des P.T.T., Jean-Marie Menou cesse cette activité et transforme son bateau en caboteur.
Fin 1949, « AR ZÉNITH » entame une nouvelle carrière : celle de Sablier ! C'est ainsi qu'il transporte, au profit de la Ville de Brest en pleine reconstruction : sable, granit et pierres de taille. Une nouvelle occupation qui le mène jusqu'en 1978, année de sa « mise à la retraite » ! Pour Pierre Pinel, ancien marin des Forces Navales Françaises Libres (les F.N.F.L.), embarqué à bord de la Frégate « La Surprise », il n'en est pas question surtout après qu'il l'ait remarqué, en 1943, dans le port de Falmouth. Son souhait le plus cher est de racheter ce « vaillant guerrier » mais il ne le peut n'ayant pas l'argent nécessaire. Or, le hasard qui fait bien les choses, lui offre 20 millions de centimes à la Loterie. Un premier seuil est donc franchi mais cependant pas suffisamment ce qui l'oblige à devenir matelot à son bord pour compléter la somme requise.

Devenu propriétaire, il en fait sa résidence principale. Il consacre tout son temps et ses ressources à le remettre en état (par exemple, l'ajout d'un bout-dehors afin de lui donner plus belle allure sous voile) car il garde en tête son idée première, celle de le transformer « AR ZÉNITH » en un bateau humanitaire transportant vivres et médicaments au profit de pays déshérités. En attendant, il effectue plusieurs sorties en Baie de Saint-Brieuc. Hélas son rêve ne verra pas le jour… 1990, année du 50ème anniversaire de l'Appel du Général de GAULLE et du départ des Sénans, le voit, en toute modestie avec « son » bateau aux commémorations du 18 Juin, à l'île de Sein. Monument des Français Libres à l'Ile de Sein Le 26 Juin, à 22 heures 30, au retour de ces cérémonies devenues traditionnelles, c'est le drame ! A la suite de coefficients de marée décroissants, Pierre Pinel échoue son navire sur un écueil à l'entrée du port de Roscoff. Le navire qui reste plusieurs jours sur le « caillou » voit ses dégâts s'aggraver : quille et carlingue sont brisées ainsi que plusieurs membrures. Conséquence : le devis des réparations s'élève à 1,5 million de francs alors que son propriétaire n'a pas un sou vaillant. Toutefois, en raison du passé du navire, le Conseil Général du Finistère fait effectuer quelques travaux dans l'attente d'un classement comme Monument Historique que rejette Pierre Pinel en raison des contraintes que cela implique. Après l'avoir fait démâter à Roscoff, il lui fait remonter la rivière de Penzé et l'échoue sur un banc de vase, près du Pont de Penzé-Taulé.



DES « FOUS » VENUS DE SAINT-MALO


En 1995, trois malouins : Jean-François ESMELIN, Yannick Kontzler et Claude Liot, informés de l'agonie du dundee, s'insurgent contre la disparition d'un tel témoignage maritime historique. Vu l'état du navire, ils sont qualifiés de « Fous » lorsque l'on apprend qu'ils se donnent pour objectif de le sauver. A cet effet, ils se rendent, à plusieurs reprises, à Penzé-Taulé avant d'apprendre que Pierre Pinel, hospitalisé, a des problèmes de santé et que les pompiers ne veulent plus intervenir sur « AR ZÉNITH » lequel sera détruit … Immédiatement, Jean-François ESMELIN, sur les conseils du Conseil Régional, fonde alors l'Association « A.P.P.E.L.-AR ZÉNITH »(Association pour Perpétuer l'Esprit de Liberté) afin que cet organisme finance, à cette condition, une partie des travaux. Par ailleurs, grâce à l'argent des premiers adhérents, il achète le bateau 100.000 francs. Second objectif à atteindre : le rapatriement à Saint-Malo afin d'avoir le navire sous la main, bien qu'une commission de la Préfecture Maritime de Brest émette les plus grandes réserves envers ce convoyage et qu'un inspecteur de la Sécurité de la Bretagne Nord égrène, lui, un nombre impressionnant de travaux à effectuer au préalable ainsi que moult conditions à remplir.
Pendant ce temps, pataugeant dans la vase et la boue jusqu'aux genoux, nos « passionnés », en particulier Alain Morel, ceinturent la coque « 2 fois transversalement, et 2 fois tout autour » avec une bâche en plastique. Le 21 Octobre 1996, le remorquage peut, enfin, avoir lieu. « AR ZÉNITH » va bénéficier non seulement de l'assistance du caseyeur « ÉQUINOXE » (pour la descente de la rivière) de la Société de Sauvetage en Mer de Saint-Malo par l'intermédiaire de son canot « POURQUOI PAS ? » et de la Marine Nationale avec son remorqueur « LE LABORIEUX » (pour les deux jours de traversées) mais, également, de l'état de la mer et du vent qui mollissent … après six semaines d'attente ! C'est finalement à six nœuds que s'effectue le convoyage ce qui amène le convoi sur coffre devant Dinard, à 2 heures du matin, au lieu des 14 heures programmées et ce au grand dam des journalistes. Toutefois, satisfaction leur sera donnée par les gars de la S.N.S.M. qui, malgré les deux jours sans sommeil, et deux pompages à 3 heures 55 et 6 heures 20, reprennent le dundee en remorque, lui font contourner la bouée Nord du Plateau de la Rance et conduisent le navire, à 7 heures, dans la cale des torpilleurs de l'ancien arsenal Saint-Sevran où il se trouve de nos jours.



LA RENAISSANCE

Les jours, les mois, les années passent avec leurs lots de nouvelles contrastées, d’interventions multiples et de « batailles » ininterrompues pour le Président ESMELIN, dit Jef, dont la ténacité est tout à fait remarquable. Rien ne lui sera épargné tels les organismes officiels qui attendent mutuellement que l’un d’entre eux commence l’attribution de subventions absolument nécessaires pour la restauration avant de s’engager à leur tour. Ou encore le responsable de la commission des sites et du patrimoine qui exige que le dundee soit couvert par une structure entièrement en bois dont le coût s’élève à pas moins de 350.000 francs ce qui pénalise d’autant le démarrage des travaux !
Une éclatante victoire arrive le 6 Décembre 1999 : « AR ZÉNITH », qui à l’instar de ses 86 autres « frères de mer », est classé à son tour MONUMENT HISTORIQUE. n’est plus une épave… Nouvelles contrastées disions-nous… cette nomination s’accompagne cependant d’une clause monumentalement bien décevante : « …Le navire devra être exposé sous abri et ne pourra reprendre la mer… »
Jean-François ESMELIN n’est pas le seul à être catastrophé par cette décision incontournable, lui qui : « veux qu’ « Ar Zénith » navigue à nouveau pour, chaque 19 Juin, refaire le périple qui l’emmena d’Audierne en Angleterre, avec cérémonie sur le port et lecture de l’Appel du 18 Juin ; puis qu’il aille dans tous les ports de France et jusqu’à Paris pour dire aux générations futures ce que fut l’épopée de la France Libre et de la Résistance… »
Arrive le 17 Mars 2003, à marquer d’une croix blanche sur le calendrier de la renaissance de notre filleul. Les premiers travaux « statiques » démarrent enfin …

Cette première tranche « A » dite 2003 qui va durer dix mois est l’aînée d’une série de quatre. Après que le ber métallique de quelque 6 tonnes ait été retiré sous le navire, que les matériaux employés, chêne pour membrures, jambettes, boulons galvanisés à chaud, soient dans la place, sept postes ont été pris en considération :
- Remise du navire dans sa ligne de flottaison,
- Attinage et accorage du bateau,
- Dépose des préceintes et plats-bords,
- Étrave et étambot,
- Têtes de membrures (49 couples),
- Remplacement de 54 jambettes.

La deuxième phase « B » dite 2004 qui se termine en Décembre aura vu, quant à elle : - La pose d’un bordé (planche de 8 m 70 de long, pesant140 kg) « à l’ancienne » selon la méthode d’étuver le bois pendant de longues heures, le temps qu’il trouve une certaine souplesse, avant de le poser, à la main, sur les membrures du navire, - La réfection du pont. « AR ZÉNITH » est, par lui-même, déjà tout un symbole ; autre symbole celui de l’un des charpentiers de marine qui le restaure : Olaf Pitner, venu d’Allemagne de l’Est (originaire d’Oranienbourg où était implanté un camp de Déportation) qui jusqu’alors ignorait tout de la Résistance française et qui déclare au sujet de sa participation à la restauration: « c’est un peu comme si je pansais les bosses d’un passé occasionnées par mes aînés ».
Peu à peu mais sûrement « AR ZÉNITH » n’est plus cette carcasse meurtrie, percée, trouée, rouillée gisant à l’agonie dans la vase mais un pôle d’attraction qui s’imbriquera parfaitement au sein d’un parcours maritime historique de la cité corsaire de Saint-Malo comprenant déjà la cité d’Aleth et son Mémorial 1939-1945.
Un résultat cependant incomplet compte tenu d’une autre volonté avancée par Jean-François ESMELIN dont il s’est ouvert à l’annonce de l’interdiction de naviguer de l’ « AR ZÉNITH » d’origine : « Nous nous lancerons, peut-être même avant la fin de ces travaux, dans la construction de la réplique du « Courrier de l’Ile de Sein », ce soutier de la gloire qui emporta en Angleterre, le 19 Juin 1940, l’une de ces premières étincelles d’espoir d’où jaillit le flambeau de la Résistance française ».
Mais cela est une toute autre histoire à venir, à un autre défi !... Et puisqu’en France tout fini par des chansons (dont Jean-François est l’auteur au sein des « Boucaniers » !)...

LA CHANSON DE L' "AR ZENITH"

1.-C'est un bateau un vieux bateau qu'allait mourir Qu'allait mourir comm' un' épav' abandonnée Alors on a tous fait la chaîn' pour le sauver Pour qu'il témoign' des combats pour la Liberté

Refrain :
Son nom est Ar zénith courrier de l'îl' de Sein Qui mit le cap sur l'Angleterr' le 19 juin quarante 4 hommes d'équipag' 20 jeun' du Cap Sizun Le Lieutenant Dupont et ses Chasseurs Alpins

2.-
Il fut construit par keraudren à Camaret Avec du chên' on fit ses membrur' ses bordés Y t'nait la mer et naviguait comme un poisson Avec son foc sa grand'voil' et son artimon

3.-
Il était là dans la rivière du penzé Avec l'eau douc' qui peu à peu le pourrissait Quille brisée au long du quai du désespoir Et les enfants l'utilisaient comme plongeoir

4.-
La marée brun' a déferlé sur le pays La croix gammée la gestapo et les nazis Pour résister pour défendre la Liberté Sur ce bateau un' poignée d'homm' s'est embarquée

5.-
S'il vous arrive parfois de baisser les bras Si vous doutez de l'avenir n'oubliez pas Qu'en ce temps là alors que tout semblait perdu C'est par la mer qu'un peu d'espoir est revenu ".




SAMEDI 11 AOUT 2007... LE JOUR DE GLOIRE EST ARRIVÉ

Chère Amie, cher Ami.

C’est sciemment que j’utilise cette phrase connue de notre hymne national en écho à l’évènement qui a marqué ce samedi 11 août 2007, à Saint-Malo, et, plus précisément, au port du Solidor, la cérémonie d’inauguration marquant la fin des travaux de restauration de notre filleul, le dundee « AR ZÉNITH » auquel nous sommes tant attachés depuis maintenant une décennie passée.
Un jour de gloire pour lui mais surtout pour son sauveur, notre Président, notre ami, Jean-François ESMELIN sans qui rien n’aurait pu avoir lieu.
L’indéniable sauveteur, le brillant restaurateur de ce navire historique qui peut être fier de son parcours rempli d’abnégation, de courage, de persévérance assisté d’une petite équipe de « fous » bénévoles à qui nous rendons ici un bien volontiers vibrant hommage.
Ajoutons que c’est la seule volonté initiale et inébranlable d’un seul homme qui a permis d’aboutir à cette finalité, ajoutant ainsi une pierre à l’édifice du Patrimoine national, de l’Histoire de la France, de la Marine française, voire de celui de la cité des Corsaires.
A plusieurs reprises nous avons évoqué l’historique de ce « Courrier de l’Ile de Sein » qui fut le premier navire civil à avoir rejoint l’Angleterre, dès le 19 Juin 1940, au lendemain même de l’Appel aux Armes, du refus de la défaite du Général de GAULLE.
Un rappel des faits que notre JEF va narrer à sa manière c’est-à-dire non pas sous forme de discours mais en une espèce de dialogue coloré, humain qui ne laissera pas indifférents les participants à cette manifestation tant attendue… depuis 1995 !
Il racontera ainsi la vase jusqu’au ventre, le remorquage « héroïque », les exigences des journalistes quant à son heure d’arrivée en rade, les démêlés avec les divers organismes officiels, interpellera untel et untel sur certains détails vécus aux diverses époques de la restauration, avancera que les bretons étaient plutôt chiches ce qui soulevera un amical brouhaha de protestations !
Ces participants plutôt une foule bigarrée de plusieurs dizaines de personnes (au moins 200) qui, dès 10 heures 30 du matin, a envahi les quais de la cale des Torpilleurs de l’ancien arsenal du Solidor.
Et, ils n’étaient pas seuls car un splendide soleil avait tenu, de son côté, à s’associer à ces moments de festivité.
Pour toute récompense concréte Jean-François se verra attribuer la médaille de la ville de Saint-Pol de Léon par son maire, un soutien à la cause depuis le début de l’épopée.
Auparavant, l’adjoint au maire de Saint-Malo dans un discours classique l’avait remercier verbalement…. Mais sans aucune remise cette fois !!
Puis viendra les moments du ruban coupé et du dépôt des gerbes de fleurs : celles de l’Association « A.P.P.E.L. AR ZÉNITH » et de la Ville de Saint-Malo alors que les officiants passent devant les 18 porte-drapeaux stoïquement alignés depuis le début.
« La Marseillaise », « Le chant des Partisans » et « La Marche Lorraine » apporteront, quant à elles, leur touche musicale.
Nous ne saurons jamais assez reconnaissant envers Jean-François ESMELIN pour son exceptionnelle action menée de mains de maître, contre tout, contre tous, contre vents et marées et même contre la maladie qui ne l’a pas épargné. Voilà un homme qui aura parfaitement rempli sa vie au service de l’Histoire de France.
Salut l’artiste, Grand Merci à toi, pour nous, pour les générations futures !

Jour de gloire aussi pour ce « cher et vieux Ar Zénith » tout rutilant dans ses nouvelles couleurs vertes d’origine et sa nouvelle immatriculation à Audierne.
Lui qui a connu tant de courses au service des Seinois, de navigation périlleuse dans ce raz de la Pointe du même nom, d’incidents de mer, il est là maintenant bien présent, imposant, solide, à poste sur ses étais dans
la cale actuelle des Torpilleurs.
Actuelle car déjà de nouveaux projets font jour quant à une nouvelle exposition plus appropriée sur le terre-plein des bâtiments de l’enceinte de l’E.N.I.M.
Dans l’attente également de nouvelles améliorations comme cette passerelle en bois qui permettra d’en faire le tour ou de ces aménagements de cale permettant à ses visiteurs-admirateurs de contempler sa quille par en dessous.
Car nous ne doutons aucunement qu’ils seront nombreux à faire ce circuit historique envisagé l’associant au Mémorial 39-45.
En ce jour inaugural, « AR ZÉNITH » est là, fier.
Fier de sa croix de Lorraine peinte au sommet de son étrave comme à l’époque de la guerre; fier de son pavillon dit de Beaupré à croix de Lorraine qu’arborait les bâtiments des Forces Navales Françaises Libres, à poste sur la passerelle; fier de ce drapeau national portant sa croix de Lorraine au pied de son étrave; fier de son immense drapeau tricolore arboré à sa proue.
Longue nouvelle vie à toi, vieux serviteur de la mer !
Que ce soit sur place pour ces bretons de souche ou des rivages lointains de la capitale pour tes parrains « Les Témoins de l’Histoire à la R.A.T.P. » soit certain qu’ils te chérissent de toute leur attention présente et future en t'assurant de leur indéfectible attachement.
Bien cordialement,
Compte-rendu inaugural rédigé par Christian DEBRIL, Président des "Témoins de l'Histoire à la R.A.T.P."



Comme nous, parrains du dundee « Courrier de l’île de Sein » (1940), avec nous, comme le millier de sympathisants qui s’est lancé dans l’« Aventure » dès l’origine ; avec, dorénavant, le soutien de plusieurs organismes officiels, diverses villes et communes de France :

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Tél. 02.99.81.64.76
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Courriel : ar-zenith@kornog-web.com

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